La queue de ma voisine.

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Mes voisins, cette France profonde qui dépèce tranquillement des sangliers dans sa cuisine, les carabines encore fumantes posées sur le rebord de la fenêtre.
Le père et la mère qui avoisinent les 75 ans ont mis au monde une belle portée de 9 enfants, qu’ils ont élevés, certes de façon un peu rustre, mais non pas sans amour.
Ces 9 enfants, aujourd’hui adultes, reviennent tous les samedi soirs chez leurs vieux où ils passent la soirée alignés sur un banc devant le téléviseur sans que personne ne décroche un mot.
C’est la mère que je connais le mieux, une femme plutôt aimable bien qu’elle ne communique que par grognements.
Ces gens me fascinent, je ne peux m’empêcher de les épier et voilà cette chose folle que j’ai remarquée, ce rite étrange auquel ils s’adonnent : durant un an, la mère laisse pousser ses cheveux d’une saleté répugnante et lorsqu’ils atteignent une bonne vingtaine de centimètres, elle les noue en une queue de cheval grise, crépue et toujours aussi sale et clac ! les coupe. Et chaque enfant a une queue maternelle accrochée au rétroviseur de sa voiture.
Voilà, tout ça se passe en France, en 2014, près de chez moi.

@LilasGoldo

HUMOUR : Si les hommes pouvaient tomber en cloque.

 

bebe chat

Il est bien connu de tous que l’homme chasse au péril de sa vie, des sangliers dans la savane pendant que la femme alanguie devant sa coiffeuse, peigne sa longue et belle chevelure en chantonnant du Jean-Jacques Goldman.
Là-bas, tout est neuf et tout est sauvage, libre continent sans grillage…
Et mon cul, c’est du poulet mariné à la basquaise.
(y a des tempêtes et des naufrages...)
Alors qu’un repas entre femmes ministres se transforme irrémédiablement en « dîner entre copines », alors que les femelles restent d’incorrigibles pipelettes frivoles obnubilées par leur brushing, alors que le monde ne tourne que grâce à la puissance des biceps masculins, j’avais envie de nous confectionner une petite sucrerie à laisser fondre sous la langue, à déguster avec des rires gras dans la gorge. Entre copines évidemment.
Moelleux aux deux chocolats enrobé de caramel et son coulis de white spirit : et si les hommes pouvaient tomber en cloque ?

Avant toute chose, commençons par leur flanquer des règles douloureuses et abondantes. 
(et comme je ne suis pas une méchante fille, je leur collerais aussi une paire de loches qu’ils pourront se tripoter à loisir. Un peu de réconfort pour les très sombres moments qui s’annoncent.)
Chacun sait qu’il est fort malaisé pour nos amis à bites de se projeter plus loin que l’heure qui suit et plus encore lorsque les événements à venir revêtent un caractère moyennement réjouissant. Ils auront violemment tendance à zapper le repas de dimanche prochain chez belle-maman par exemple, mais n’oublieront jamais, Ô grand jamais, que les festivités footballistiques brésiliennes débutent le 12 juin à 22 heures battantes. Bref, ils possèdent une mémoire qui fluctue fortement au gré de leur affect.
Chacune sait également, à quel point les menstrues peuvent être sournoises et putassières. Surtout les toutes premières ! Tour à tour silencieuses et torrentielles ou sèches et capricieuses, elles s’en donnent à cœur-joie pour mettre les nerfs à fleur de peau, pour saccager les patiences les plus émérites, pour labourer les ventres les plus endurants.
Si les hommes devaient subir ça, nous assisterions chaque mois à des hordes de mâles pris au dépourvu d’une arrivée sanguinaire impromptue, errant hagards, la mine ravagée, des tâches géantes collées au fond du froc.
Bien sûr, le gouvernement ne pourrait rester insensible devant un tel spectacle de désolation et s’empresserait d’instaurer un congé menstruel pour toutes ces pauvres âmes en déroute, creusant ainsi plus profondément encore, le déficit budgétaire de la France… Mais comment faire autrement ?

Prise de contraceptif chez le sujet masculin : vers une flambée démographique ? 
Assurément. Sans aucun doute.
L’homme est vilainement enclin à l’étourderie. Il oublie notre anniversaire, le chien dans la bagnole par temps de canicule (quand c’est pas les enfants…) et en est à son quatrième achat de chargeur-téléphone. Serait-il capable de prendre scrupuleusement, chaque jour à la même heure cette foutue pilule ? Je ne crois tristement pas.
Et pour ne pas arranger notre affaire, Dame Nature a doté l’homme de pulsions reproductives qu’il ne peut – presque pas – contrôler. (d’où les moult frottages dans le métro, les innombrables mains baladeuses en quête de fesses à féconder, les mots doux de rue à visée copulative etc) Autant la femme, cette chieuse invétérée si peu préoccupée par le devenir de l’humanité, va se permettre de refuser un coït sous des prétextes aussi futiles qu’une paire de jambes non-épilées, une culotte un peu pourrie ou un oubli de pilule la veille, autant l’homme lui, est viscéralement programmé pour assurer vaillamment, envers et contre tout, la survie de notre espèce.
Au vu de ces deux éléments, il y a fort peu à parier que si nous confiions la gestion du flux des naissances à la gent masculine, non seulement nous serions témoins d’une explosion de grossesses pas forcément désirées (Coucou le trou de la sécu ! Tu vas voir, il va prendre cher dans notre histoire.) mais aussi d’une inquiétante recrudescence de jeunes adolescents « enceints » (Coucou le trou de la CAF !)

L’homme peut-il survivre à une grossesse, un accouchement ? 
Connaissant la fâcheuse propension du rhume masculin à fatalement se transformer en cancer du cerveau, permettez-moi d’en douter légèrement.
Faut du cœur et faut du courage mais tout est possible à mon âge…
Après trois semaines d’aménorrhée, terrassé par d’abominables nausées – presque à l’article de la mort donc – l’homme en cloque, jambes en coton et cœur au bord des lèvres, serait dans l’inévitable obligation de quémander un arrêt maladie à son médecin traitant. Le premier d’une longue série. Les grossesses sont jalonnées de maux de dos lancinants, de jambes lourdes au bord de l’explosion, de feux gastriques et autres joyeuseries. Et une bonne grosse pelletée de plus dans le trou d’la sécu, une !
Dans les rares moments de répit que daignera lui accorder cette éprouvante épopée gestationnelle, l’homme en cloque saura t-il résister au besoin irrépressible de se détendre un peu, esquiver les traquenards alcoolisés tendus par ses amis, ignorer le petit pet’ qui tourne sous son nez ou les huîtres moyennement fraîches ?
Rien n’est moins sûr.
L’homme en cloque serait il capable de se souvenir des innombrables et pénibles rendez-vous chez l’obstétricien ?
Mmmm..
Cette future génération engendrée par des ventres mâles à l’hygiène de vie pas forcément irréprochable, est-elle vouée à n’être qu’à trois pattes, siamoise et grandement prématurée ?
Je n’ose répondre à la question, je me sais à deux doigts de la lapidation.
Quand viendrait l’heure fatidique, l’heure cruelle et sans pitié, l’heure d’expulser leur steak haché braillard, combien s’en relèveraient ?
J’imagine déjà les trop nombreuses stèles commémoratives érigées un peu partout à la mémoire de tous ces hommes héroïques « Morts en couches pour la France »

Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants…? 
T’as qu’à croire.
Les femmes, ces viles garces écervelées, lassées de ces hommes flapis et mi-mourants fuiraient inexorablement vers des contrées plus jeunes et vigoureuses. Plus rigolotes aussi (on n’a qu’une seule vie, faut en profiter bordel).
J’ai beau te serrer dans mes bras, tu m’échappes déjà là-bas…
Des hommes et leur marmaille borgne et clopinante livrés à eux-mêmes.
Un trou de la sécu plus profond encore que celui de Jesse Jane.
Une CAF à feu et à sang.
Un pays à terre.
Tu veux un verre d’eau ?

Un homme indigné : putain mais c’est bourré de gros clichés misandres ton truc Goldo ! 
Goldo (moi donc) : rhoo ça va, détends-toi un peu, c’est de l’HUMOUR ! T’as tes règles ou quoi ?! 

@LilasGoldo

Pour un paquet de Philip Morris bleu.

Il y a quelques années de ça, je cours vers le tabac qui est au coin de ma rue, il est 18 h 54, ma buraliste est pointilleuse sur ses horaires de fermeture.
J’y suis.
Un peu essoufflée, beaucoup distraite.
Un gars en sort tout juste, petit sourire, bonsoir timide, il me tient gentiment la porte.
Je le connais ce mec mais impossible de me souvenir d’où.
J’ai les méninges qui crépitent à cent à l’heure pour y coller un nom mais le doute persiste. Je lui réponds un chaleureux « Bonsoir ! » Il re-sourit plus franchement cette fois ci me confortant dans l’idée que « c’est sûr, je le connais ce mec ! »
Blouson en cuir usé, jean et santiags. Bonne gueule, yeux fatigués et cheveux emmêlés.
J’ai pendant quelques temps, travaillé dans un bar et ce type a l’allure des clients que j’avais pour habitude de servir, l’allure de mes petits piliers de comptoir qui me racontaient leur vie, au fond de la nuit, entre les embruns d’alcool et la fumée des clopes mal écrasées. Clients que j’affectionnais grandement.
Ça m’ennuie de ne pas me rappeler de lui alors je fais comme si, je reprends mon ton de serveuse, mon ton tendrement franchouillard et je me lance :
« -Alors ! Qu’est-ce que tu deviens ?
– Ben écoute, ça va plutôt bien…
– Bon bah super ! A la prochaine alors ! » que je dis en me dirigeant vers la caisse.
Et au moment de demander mon paquet de Philip Morris bleu, devant la moue amusée de la buraliste, tout s’éclaire : ce gars que je croyais si bien connaître, c’était Alain Bashung.

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Texte publié en septembre 2013 sur textescourts.fr

Le plastique, c’est fantastique !

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20 ans, fille pas perdue, cheveux soyeux, elle a la cuisse douce et légère et le cœur encore bien tendre, encore bien bleu. Elle fleure bon la Soupline, les petites robes soigneusement repassées et elle sait murmurer à l’oreille des loups pour les faire labradors. Espiègle et gourmande, elle dévore des sandwiches beurre et saucisson et finit les pots de confiture en se léchant les doigts. Une meuf parmi tant d’autres, le firmament de la banalité en somme.

Elle a 22 ans et voue un culte sans bornes à Sex and The City. Après la diffusion du désormais inévitable épisode de Charrlotte et son Magic Rabbit, une mini révolution sexuelle se met alors en branlette dans toutes les chaumières de France et de Navarre. Et dans la sienne aussi : on vient de comprendre qu’il est dorénavant possible de se palucher avec classe et raffinement. Ces 4 godiches qui pratiquent sans complexe la masturbation électronique ont grandement contribué à l’évolution électroménagère de la femme moderne qui, jusqu’alors, se limitait à la Centrale Vapeur, le sèche-linge et le Blender à soupe, rien de bien folichon donc et c’est sans aucun doute grâce à elles qu’il est soudain devenu furieusement tendance de se fourrer des petits animaux frétillants dans la chatte.

Elle a 23 ans et se trouve dans une de ces incontournables « soirées coquines » : 15 meufs survoltées, petits fours à gogo, coupettes qu’on sirote pour le fun avec des pailles en forme de chibre et démonstration de jouets sexuels sous les gloussements hystériques d’une assistance follement détendue. Qu’un seul mot d’ordre : o-r-g-a-s-m-e. Hasta la victoria siempre. Il souffle un vent de liberté sous les jupes des filles et les fonds de culottes s’échauffent en crescendo. Et elle aussi revendique son droit à l‘orgasme sans bavure, elle aussi exige son septième ciel « quand je veux, où je veux, comme je veux », elle aussi veut jouir sur commande dans la joie et la bonne humeur : elle adopte donc un de ces petits lapins Parkinson.

Elle a 25 ans et vit de plastique, d’eau fraîche et de lubrifiant à la framboise. Elle est amoureuse de son Lapin Magique et il le lui rend bien.

Elle a 27 ans et hier soir, elle a (re) niqué avec une vraie bite ! Elle a d’abord dû se taper 2 Martini rouge, un resto et 3 heures de pénible blablatage pour à peine 16 minutes de baise foireuse. Alors que les préliminaires étaient bien engagés, le voyant s’empêtrer à trouver son point G –il n’y était pas du tout ce pauvre bougre– elle a jugé bon de gentiment l’avertir : « Traîne pas trop s‘il te plait, je dois me lever tôt demain. » et ça l’a fait débander aussi sec à l’autre. Qu’est-ce que ça peut être con une vraie bite. Et susceptible ! « C’est notre première fois, je ne suis pas une machine de guerre, tu dois me laisser un peu de temps » qu’il a dit. Elle a préféré s’éclipser en douce avant qu’il ne se lance dans de grandes explications « Psycho magazine » pour justifier sa pitoyable panne. Elle n’a pas que ça à foutre non plus hein.

Elle a 28 ans et elle vient d’acquérir le Black Warrior Penis, 28 cm et 250 volts de bonheur violent ; il lui permet d’atteindre 2 orgasmes en moins de 4 minutes 20. Elle est une femme comblée.

Elle a 30 ans et des putes de poussières et a encore fait un cauchemar. Réveil en sursaut au fond de la nuit, la peur flanquée au creux du ventre. A la télé qui tourne en continu, Frigide Barjot s’agite, crie des mots qu’elle ne comprend pas mais qui n’ont vraiment rien de bien réconfortant. Elle réalise à quel point son lit est trop grand, son lit est glacial, elle connaît si bien sa vie aseptisée comme un bloc opératoire, ses amours tellement propres et sans débordement, ses orgasmes semi artificiels. Elle a oublié le goût du foutre, de la sueur, les râles, les peaux qui collent et les mains sur ses hanches mais elle gère bordel, c’est la boss et elle maîtrise sans défaillance son existence dans ses moindres détails. C’est une femme libérée, tu vois, une femme émancipée, indépendante et elle n’a besoin de personne.

Mais bon dieu qu’il fait froid, qui a éteint ce foutu chauffage ?
On dirait bien que c’est l’ennui qu’elle entend bourdonner.
Il lui manque quelque chose, comment remplir ce putain de vide ?
Demain, elle demandera à son Magic Rabbit qu’il lui fasse un bébé, tiens.

@LilasGoldo

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Ces mecs dont toutes les filles tombent amoureuses.

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Suite au joli papier d’Octave_perry « Ces filles dont les garçons tombent amoureux » , on nous a réclamé à cor et à cri ( « Et la parité, bordel ?! » ) son équivalent masculin.
Belle poire – quand c’est demandé très gentiment – je m’y colle de bonne grâce.

A bien y réfléchir, il existe des gars dont toutes les filles tombent amoureuses (GTA). Ah non pas GTA, ça l’fait pas, ça l’fait pas du tout. Le truc qui me dessèche en deux secondes chrono. On recommence :
A bien y réfléchir, il existe des mecs dont toutes les filles tombent amoureuses (MTA). C’est une espèce (trop) rare et bien sûr souvent prise. Quand parfois, par miracle, on a la chance d’en choper un, on prie alors notre dieu qui n’existe pas pour qu’il reste le plus longtemps possible entre nos cuisses au bras de notre âme fragile. Et bien évidemment, on finit malheureuses, à pleurer haut et fort ce mec si génial qui s’est lassé de notre hystérie permanente, partant se réfugier dans l’amour ronronnant d’une connasse à gros seins. Alors on retourne inexorablement vers ces autres garçons que l’on aime un peu moins mais qui ont l’avantage du nombre et de la disponibilité. Et on aimerait leur faire comprendre que se faire larguer systématiquement au bout de 3 mois n’est pas une fatalité puisqu’au fond c’est pas bien compliqué de devenir un MTA. Description.

Le MTA n’est pas forcément beau, il a surtout une attitude.

Halte tout de suite à l’hypocrisie ! Je ne vais pas nous parler de beauté intérieure, de ce garçon immonde mais néanmoins si brave, non non, je veux juste évoquer les cas d’un contenu qui peut faire irradier son contenant, d’un charisme qui peut joliment déborder sur un nez cabossé, d’une personnalité tant séduisante qu’elle en redresse (trompeusement) votre scoliose. Ce qui vous remplit, vous et votre bedaine naissante, ce qui vous anime, ce que vous êtes au plus profond de vous, voilà ce qui façonne une attitude. Et cela nous intéresse. Plutôt fortement. Un peu de désinvolture, beaucoup de passion et de sincérité. Mauvais garçon au cœur tendre, musicos écorché, intello enthousiaste, peu importe au final le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. Et un beau minet creux, c’est comme une bouteille de Moët & Chandon vide ; ça pétille pas, c’est triste et on s’ennuie.
Soyons cash pour conclure, la clef de voûte d’une attitude réussie, c’est la confiance en soi.

Le MTA a l’humour décapant ET parcimonieux.

Parce que bien sûr, on aime quand vous nous faîtes rire, on adore les apartés sarcastiques que vous pouvez nous glisser au creux de l’oreille au milieu d’une foule mondaine – apartés qui nous donnent l’impression d’une complicité toute singulière – mais il faut que vous sachiez user de cet humour avec modération. A la quantité, privilégiez toujours la qualité, la pertinence. « Femme qui rit, à moitié dans ton lit » certes mais femme excédé par ta potacherie envahissante choisira plutôt le lit de ta chambre d’amis. Le mec qui passe sa vie à rire de tout excessivement, incapable d’un instant de sérieux, c’est pénible, très pénible à la longue. Le gars qui abuse d’un cynisme exacerbé ou de blagues relous cache bien souvent un ego altéré non compatible avec la fameuse « attitude » décrite plus haut.

Le MTA est rassurant.

Inutile d’être gaulé comme une armoire normande pour exsuder des effluves sécurisants. Du MTA émane une force tranquille naturelle. Ses gestes sont fluides, sa voix posée, son allure tranquillement déliée. Il sait trouver les mots réconfortants lorsque l’on est en proie à la panique, au stress ou à la peur. Il sait désamorcer une situation tendue avec humour ou finesse. Il a l’épaule douce et solide. On appelle ça la maturité, il me semble.

Le MTA est dégourdi.

Vous savez quand le printemps arrive et que la saison des barbecues entre potes est déclarée ouverte, alors que tout le monde s’active à dresser la table, couper les tomates ou préparer les brochettes, il y en a toujours un, planté au beau milieu du passage, les bras ballants, la volonté d’aider fuyante … Et si vous lui pressez le nez, du lait maternel en jaillira. Pitié, ne soyez jamais celui-là ! Ne soyez jamais cet empoté mal dégrossi !
A l’inverse du boulet, le MTA est autonome, sait se rendre utile, prendre les situations en main. Il est tout à fait apte à vivre seul dans un intérieur correct sans courir midi et soir se sustenter chez sa mère.
A 3 heures du matin, au retour, main dans la main, d’une soûlerie inopinée, le MTA saura se lancer avec aisance dans la confection d’une bonne plâtrée de bolognaise par exemple. Un homme au fourneau, c’est foutrement sexy et nous donne des envies furieuses de vous culbuter sur la table de la cuisine, sachez-le.

Le MTA assume la part de féminité qui sommeille en lui.

Non pas en enfilant nos culottes en dentelle les nuits de pleine lune – je tiens à bien préciser que je ne suis pas du tout sensible à ce genre de visuel – ni en acquiesçant docilement, sans répartie aucune à tout ce que l’on peut dire mais en ayant suffisamment confiance en sa virilité pour ne pas s’obliger à des récalcitrances primaires. Il peut feuilleter un magazine féminin sans se sentir atteint au plus profond de ses couilles, il peut nous accompagner voir le dernier Woody Allen sans avoir l’impression de salement rogner son capital testostérone, il sait écouter avec un intérêt non feint quelques unes de nos conversations entre copines sans invariablement tirer une tronche de basset-hound martyrisé.

@LilasGoldo